La torture
Selon la Convention des Nations Unies contre la torture et autres traitements ou punitions cruels, inhumains ou dégradants :« Aux fins de la présente Convention, le terme "torture" désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles. » (Lien : http://untreaty.un.org/French/Treat...)
Qui sont les tortionnaires ?La plupart du temps il s’agit de la police, de l’armée, des forces paramilitaires, des forces de contre-guérilla contrôlées par l’Etat. Mais cela peut aussi être les employés en prison, des escadrons de la mort, tout représentant gouvernemental, des professionnels de la santé, ou encore des codétenus agissant avec l’autorisation ou sous les ordres des autorités. En cas de conflit armé, la torture et d’autres formes de maltraitance peuvent être perpétrées par les forces d’opposition ou la population.
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La torture consiste à infliger volontairement de lourdes souffrances psychologiques ou physiques, de par ou avec le consentement des autorités d’Etat, dans un but spécifique qui est de briser la personnalité de la victime ; la torture est très souvent utilisée pour punir, pour obtenir des informations ou une confession, par vengeance ou pour alimenter la terreur et la peur parmi la population.
La destruction psychique - et/ou physique - n’est pas la conséquence des actes mais leur but.
La torture se distingue des autres formes de maltraitance de par le degré de souffrance infligée. Cela englobe de nombreuses façons de provoquer la douleur, à la fois physique et psychologique, qui sont remarquablement similaires de par le monde. La plupart des techniques cherchent à prolonger la douleur et la peur des victimes le plus longtemps possible sans laisser d’évidence visible. Les méthodes les plus communes comportent les électrochocs, la noyade, l’étouffement, les brûlures, les abus sexuels, les coups, les simulacres d’execution, etc. sans oublier les tortures psychologiques, qui ont souvent les effets de longue durée les plus importants sur les victimes : l’isolation, les menaces, l’humiliation, les simulacres d’exécution ou d’amputation, assister à la torture d’autres personnes ou même de proches, etc.
La torture évolue...
Si le but reste le même, les méthodes de torture évoluent : il s’agit désormais d’imprimer la torture dans la mémoire de la victime, de façon à ce qu’elle ne puisse jamais s’en remettre vraiment. Ainsi, la torture n’est plus seulement physique, elle devient également psychologique : par exemple la faire se tenir dans une position qui devient à la longue extrêmement douloureuse sans qu’il n’y ait de marque de coup fait que la victime s’inflige à elle-même des sévices, de façon à ce qu’elle éprouve de la colère envers elle-même. Il s’agit également de menacer les proches ou d’obliger à assister à la torture subie par un autre, afin de créer un sentiment d’impuissance "encore pire que la torture". L’humiliation profonde peut également briser une personne. Les expériences menées en collaboration par des psychiatres avec la CIA expliquent fort bien que l’objectif est d’éradiquer la personne par la perte sensorielle et l’éradication de tout repère.


