Nos patients

Un point commun : la nécessité de l’exil

Arrivés en France, souvent dans des conditions inhumaines, ils sont pour la plupart demandeurs d’asile ou réfugiés. Aucun d’entre eux n’a choisi de quitter son pays pour demander l’asile.
Victimes directes ou indirectes de la guerre, de la terreur, de la torture, ils ont du fuir pour tenter de préserver leur vie. L’exil n’a pas été pour eux une alternative, mais une nécessité.
« Sur-vivants », ils ont su résister à l’horreur. Ils ont choisi de se battre et de ne pas baisser les bras. Ils ont choisi la liberté contre l’arbitraire, l’honneur contre la honte et l’humiliation.

Les « profils » sociaux des patients dans leurs pays d’origine sont extrêmement variables.
Commerçants, artisans, hommes politiques, agriculteurs ou médecins, les professions sont variées, le point commun entre tous étant que les conditions de vie dans le pays d’origine sont généralement (et à des degrés divers) satisfaisantes (voir le détail pour les nouveaux patients ici).

Une multiplicité d’histoires et de souffrances Chaque homme, femme ou enfant qui a subi la torture réagit selon sa personnalité propre. L’intensité de son traumatisme, tout comme sa capacité à se reconstruire, ne sont pas uniquement fonction de l’intensité des actes de barbarie qui ont été perpétrés contre lui.
S’il existe un tronc commun de symptômes (troubles du sommeil, troubles de la mémoire, irritabilité, angoisses, etc.) qui permettent d’identifier un syndrome de stress post-traumatique, il n’y a pas un ou des cas types. C’est pourquoi, au-delà des symptômes souvent observés, il n’est pas possible de dresser le profil typique d’un patient : il existe autant de cas particuliers que d’individus.

Parmi eux, notre équipe porte une attention toute particulière aux Mineurs Isolés Étrangers. Ces enfants ou ces adolescents, fragiles et vulnérables, arrivés en France sans famille ni repère, souffrent de manière très aiguë d’un isolement affectif, culturel et social.