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Colloque "Faut-il juger les enfants soldats ?"

 
 Table ronde

"Faut-il juger les enfants soldats ?"
Un mineur enrôlé par des forces armées est-il responsable de ses actes ?
 
Lundi 14 décembre 2009
Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris


Alors que la Communauté Internationale vient de fêter les 20 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), Parcours d’exil et la Voix De l’Enfant alertent l’opinion publique sur la situation alarmante des enfants soldats dans le monde et l’absence de dispositif d’accueil adapté en France.
 
Réunis le 14 décembre 2009 à l’Hôtel de Ville de Paris, des experts dans les domaines juridique, militaire et médico-psychologique ont rappelé aux Etats leurs devoirs en matière de protection des Droits des Enfants et proposé des recommandations concrètes visant à renforcer la prise en charge juridique et médico psycho sociale des ex enfants soldats.

En cours de finalisation, les recommandations et les compte rendu des débats seront prochainement mises en lignes.
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Dossier de presse de la table ronde.
 

Manifestation organisée sous le parrainage de :

M. Bernard Kouchner
Ministre des Affaires étrangères
et européennes
M. Hervé Morin
Ministre de la Défense
 
&

de la Ville de Paris 

 
 


Depuis sa création, Parcours d’exil accueille et prodigue des soins thérapeutiques à de nombreux mineurs isolés étrangers. Parmi eux, se trouvent d’anciens enfants soldats qui souffrent de traumatismes profonds et sévères. Pourtant, parce qu’ils ont commis des crimes graves sous le commandement de chefs militaires, ces jeunes sont stigmatisés par la société qui les considèrent d’abord comme des agresseurs et non pas comme des victimes. Aussi, ils se retrouvent doublement victimes, d’une part des miliciens qui les ont enrôlés dans les conflits armés et d’autre part du pays d’accueil qui attache de l’importance à cet inadmissible passif de façon préjudiciable.
 
En conséquence, ces jeunes sont condamnés avant même d’avoir été jugés et leur prise en charge par les services d’aide à l’enfance et les intervenants est souvent biaisée par des réactions d’effroi, d’angoisse et de rejet. Ainsi, il est nécessaire de pouvoir intégrer dans une réflexion pluridisciplinaire toutes les facettes de ces enfants soldats, tant pour les exactions commises que pour les exactions qu’ils ont eux-mêmes subies et qui, dans le processus d’enrôlement des enfants soldats, constituent une phase initiatique quasi-systématique.
 
Ces mineurs ayant commis des crimes graves doivent-ils être poursuivis ? Dans le cas contraire, cette impunité ne risque-t-elle pas d’inciter d’autres tortionnaires à faire commettre plus d’atrocités à ces enfants ? Se pose donc la question de la responsabilité des ces jeunes. 
 
 
 

6 photos

Anne Gintzburger, Philippe Ryfman, François Zimeray, Amady Ba, Kathia Martin Chenut, Emmanuel Decaux M. François Zimeray et M. Amady Ba Table ronde "Faut-il juger les enfants soldats ?" Anne Gintzburger, Général Patrick Mairé, Thierry Choubrac, Keven E. Bermudez Martine Brousse, directrice de La Voix De l'Enfant et le Dr. Pierre Duterte, directeur de Parcours d'exil Général Patrick Mairé
Mis à jour le vendredi 18 décembre 2009