Statistiques 2007
Les hommes, femmes et enfants qui consultent au centre de soins Parcours d’Exil ont vécu des histoires toutes singulières.
Nous rassemblons chaque année – de façon anonyme – quelques données les concernant afin de dresser un aperçu de notre activité et d’observer l’évolution de la patientèle du centre de soins.

Nouveaux patients
897 patients ont été reçus, soit 8% de plus qu’en 2006 ; 467 d’entre eux étaient des nouveaux patients, dont 40% de femmes : la part des femmes reçues augmente en effet.
L’âge moyen des personnes suivies est de 27 ans pour les nouveaux patients et de près de 29 ans sur la patientèle totale.
132 mineurs ont été pris en soins.

Origines géographiques
Les patients venaient de 53 pays différents, dont plus de 85% de pays africains. Les ressortissants les plus nombreux arrivaient toujours de Guinée Conakry (près de 330 personnes, soit 36% de la file active) et de RDC (près de 150 personnes).

Provenance des patients
Les nouveaux patients sont arrivés au centre de soins sur le conseil d’autres associations (39% des nouveaux arrivants), des centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) et des centres provisoires d’hébergement (CPH) et par le bouche à oreille (16%).
Focus sur les nouveaux patients de 2007 :
- Situation professionnelle
Parmi eux, 91% avaient une situation professionnelle : parmi eux des commerçants (31%) ; des ouvriers ou employés (16%) ; des techniciens, cadres supérieurs ou chefs d’entreprise (10%) ; ou encore des étudiants (23%).
Il y avait près de 6% d’enfants en bas âge et 3% de femmes au foyer. Tous avaient donc une situation professionnelle qu’ils ne retrouvent presque jamais en France.
- Hébergement
29% étaient hébergés en CADA et CPH ; 29% par l’urgence sociale et 27% chez des particuliers (avec toutes les dérives possibles, incluant l’esclavage moderne déguisé sous l’assistance fraternelle) ; 8% étaient placés en foyers de mineurs ; 5% étaient SDF et seulement 2% avaient un logement personnel.
La précarité quasi générale de ces nouveaux patients peut constituer un élément traumatisant supplémentaire qui est un frein à la reconstruction et à l’insertion.
- Situation familiale 84% d’entre eux vivaient en famille dans leur pays d’origine ; ils sont 80% à vivre seuls une fois arrivés en France. L’éclatement de la structure familiale est un problème supplémentaire, résultat direct de l’exil et des conditions catastrophiques de leur départ.




