> Superviser

Agir auprès du public migrant est une modalité spécifique du travail social, où la relation est un défi quotidien, avec ce que le mot « défi » contient de potentialité créatrice et parfois aussi d’appréhensions ou de souffrances. Le contexte de la précarité est éprouvant ; les difficultés psychiques des personnes accueillies, et la violence parfois, peuvent l’être également.

Par ailleurs, le climat de crise actuel ne laisse personne indifférent. Il peut jouer comme un révélateur, des failles et des ressources, des priorités, des tensions, des idées et talents méconnus aussi, et ce sur les plans personnels et professionnels. Il est d’autant plus nécessaire d’ouvrir des espaces pour se poser, à la fois seul et ensemble, de (se) parler, et de dégonfler ainsi le ballon de la pression, de l’incertitude, de tout ce qui a caractérisé ces derniers mois.

Dans ce contexte à la fois général et actuel, la supervision d’équipe est un outil majeur pour garder élan, sécurité, créativité dans la pratique, et éviter l’épuisement au travail.  Elle offre aux travailleurs sociaux un espace d’échanges régulier autour des situations rencontrées dans leurs pratiques. Les objectifs et/ou bénéfices de la supervision sont multiples, à la fois au niveau individuel pour les salariés, et au niveau collectif pour l’ensemble de l’équipe. La supervision participe ainsi, par ricochet, à la dynamique vertueuse dont bénéficient les personnes accueillies.

La supervision, c’est prendre le temps de s’arrêter en équipe pour :

 

  • Relire une situation difficile, prendre du recul, chercher et trouver des pistes
  • Aborder les situations de conflit, les impasses
  • Comprendre les enjeux psychiques des personnes accueillies, et leurs résonnances sur soi et sur l’équipe
  • Favoriser la communication. Parler, écouter ; se parler, s’écouter
  • Déposer la charge émotionnelle, exprimer les émotions, retrouver le discernement et les ressources pour agir
  • Renforcer les liens, se soutenir. Faire équipe et y trouver sa place.

C’est également :

 

  • Grandir en compétences
  • Identifier, ancrer, consolider, déployer les points forts de l’équipe
  • Identifier les limites personnelles et collectives, s’ajuster, faire avec, les transformer
  • Tisser le lien entre identités personnelle et professionnelle
  • Souffler, se poser, prendre le temps de penser

Pourquoi Parcours d’Exil?

Parcours d’Exil apporte une expertise du psychotraumatisme, notamment en situation de précarité. Nous souhaitons par là donner les moyens de :

  • Repérer le psychotraumatisme et en comprendre les mécanismes
  • Ajuster son action et sa posture d’aide
  • Prendre en compte la réactivation traumatique, les résonnances entre le traumatisme « de l’autre » et les difficultés personnelles, et le traumatisme vicariant
  • Trouver des pistes pour mieux vivre ses émotions

Notre intervenante

Priscille de Thé, psychologue clinicienne, a rejoint l’équipe de Parcours d’Exil en septembre 2019. Elle a travaillé en milieu hospitalier et en psychiatrie, ainsi que pour la formation de bénévoles.

A Parcours d’Exil, elle accompagne les patients dans une approche articulant le corps et la parole. Elle anime des supervisions auprès d’équipes du champ social, et assure une permanence de soutien pour les travailleurs sociaux du Dispositif National d’Asile.

Si vous souhaitez organiser une supervision au sein de votre organisation, veuillez nous contacter à contact@parcours-exil.org

 

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